Comment se lancer en freelance en 2026 : Le guide complet pour débutants
Tu rêves de te lancer en freelance, mais tu ne sais pas par où commencer ? Tu te demandes si c’est vraiment fait pour toi, comment trouver tes premiers clients ou quel statut choisir ?
Crois-moi, je comprends : parce que quand je me suis lancée en freelance en 2017, je suis passée par toutes ces phases, et je me suis posée les mêmes questions. Désormais, je suis freelance depuis 8 ans, je vis pleinement de mon activité… et soyons honnête, j’adore ma vie de freelance !
La bonne nouvelle, c’est que se lancer en freelance n’a jamais été aussi accessible qu’en 2026 :
– travailler à distance est bien plus accepté depuis 2020,
– on trouve énormément de missions en freelance dans de nombreux domaines,
– les outils gratuits pour se lancer rendent le fait de sauter le pas encore plus simple !
Dans ce guide complet, je te partage TOUT ce que tu dois savoir pour devenir freelance en 2026 : les étapes concrètes pour se lancer, mes conseils pour trouver tes premiers clients, les compétences les plus recherchées en freelance, les erreurs à éviter absolument et mes outils indispensables.
Être freelance, qu’est-ce que c’est ?
Est-ce que le freelancing est fait pour toi ?
Se lancer en freelance, oui… mais avec quelles compétences ?
Quel statut juridique choisir pour se lancer en freelance ?
Devenir freelance : les 7 étapes essentielles à suivre
Comment trouver tes premiers clients en freelance
Fixer ses prix en freelance : comment faire ?
Les 5 erreurs à éviter quand on débute
Mes outils indispensables pour se lancer
Se lancer en freelance : les questions fréquentes (Foire aux questions)
Être freelance, qu’est-ce que c’est ?
Être freelance , c’est le fait de travailler à son compte, sans être directement intégrée à une entreprise par le biais d’un contrat de travail ou avec un employeur. Tu as ton propre statut juridique, et l’avantage… c’est que tu peux travailler avec plusieurs clients en même temps !
Concrètement, en tant que freelance :
- Tu choisis tes clients et tes projets,
- Tu fixes tes propres tarifs (c’est d’ailleurs pas toujours évident !),
- Tu décides de tes horaires et de ton lieu de travail,
- Tu es à la fois le patron et l’employé, avec les avantages et les responsabilités qui vont avec.
Freelance… ou auto-entrepreneur ?
Je pense qu’il est important de clarifier ce qu’est un freelance, et ce que désigne un auto-entrepreneur.
Le freelancing, c’est un mode de travail : par essence, il s’agit du fait de travailler en indépendant, sans être lié à une entreprise ou un employeur. Ainsi, il ne s’agit pas d’un champ de compétences précis.
Tu peux être aussi bien développeuse web en freelance que commerciale. Ces deux métiers sont complètement différents, mais peuvent tous les deux s’exercer en freelance.
L’auto-entreprise, c’est un statut juridique utilisé par de nombreux freelances. Cependant, ce n’est pas le seul statut qu’il est possible d’avoir pour travailler en freelance. Il en existe une palanquée : EURL, SASU, portage salarial…
Et dans le même ordre d’idée, toutes les personnes en auto-entreprise ne sont pas nécessairement freelances.
Personnellement, je ne connais pour l’instant que l’auto-entreprise. Si un autre statut juridique t’intéresse, je te conseille d’en parler directement à un avocat !
Le freelancing en 2026 : il y a encore de la place ?
C’est évidemment LA question qui revient le plus souvent : est-ce que ça vaut le coup de se lancer en freelance en 2026 ?
Avant de te donner ma réponse, voici quelques chiffres qui devraient te donner une meilleure idée du monde du freelancing :
1,5 million
C’est le nombre de freelances en France en 2026 (INSEE)
13 %
de la population active en France exerce une activité indépendante, à temps plein ou à temps partiel (INSEE)
57 %
des entreprises ont eu recours à des freelances en 2025 (Independant.io)
Donc oui, il y a clairement un marché pour se lancer en freelance !
Mais attention : je ne suis pas là pour te vendre des paillettes. Se lancer en freelance ne te mènera à rien si tu ne mets pas en place les bonnes actions pour trouver des clients, générer tes premiers revenus et en vivre de manière pérenne.
Se lancer en freelance n’est pas la solution miracle, surtout si tu cherches une garantie sans faire d’efforts.
Les avantages à se lancer en freelance… et les inconvénients
Il existe selon moi énormément d’avantages à se lancer en freelance !
- la liberté géographique : tu peux travailler d’où tu veux, continuer de voyager tout en travaillant, ou même t’installer plusieurs semaines à l’étranger si tu le souhaites.
- la liberté d’organisation : en freelance, tu as une totale flexibilité sur tes horaires. C’est un vrai luxe, à condition de bien s’avoir s’organiser au quotidien.
- le choix des missions et des clients : tu as la possibilité d’accepter ou de refuser n’importe quel client ou mission, et même d’arrêter un contrat si celui-ci ne te satisfait plus. Une véritable liberté !
- la diversification des revenus : pour moi, c’est un gros bonus du freelancing. Tu ne te limites pas qu’à un seul client, et c’est précieux !
Mais il existe aussi plusieurs inconvénients : et pour se lancer en freelance, il faut absolument les connaître pour savoir dans quelle aventure tu t’embarques.
- les revenus irréguliers : c’est une réalité, en tout cas au début. À terme, de nombreux freelances arrivent à sécuriser un revenu régulier stable, mais cela peut prendre du temps ! Et malheureusement, on n’est jamais à l’abri d’un client qui décide d’arrêter notre contrat.
- l’absence de congés payés ou de RTT : techniquement, c’est à toi de les intégrer aux prix que tu pratiques pour t’assurer de pouvoir te prendre quelques semaines de congés dans l’année. Personne ne viendra te dire que tu as le droit à 5 semaines de congés grâce à ton chiffre d’affaires du mois précédent : c’est à toi de t’organiser.
- la gestion administrative : celle-ci varie beaucoup en fonction du statut juridique que tu choisis, et il est de ta responsabilité de connaître TOUT ce que chaque statut englobe avant de se lancer en freelance. Il en est de même pour la facturation, les devis, les conditions générale de vente à faire signer aux clients, etc…
- la solitude : si tu ne t’entoures pas, alors tu peux te retrouver dans une spirale solitaire.
Maintenant que tu connais ces différents points, alors tu as peut-être déjà une meilleure idée de si se lancer en freelance serait une bonne idée pour toi (j’espère que oui !).
Et si tu hésites encore à te lancer en freelance, alors il est essentiel de te poser quelques questions, pour savoir si ça serait fait pour toi ou non.
Se lancer en freelance est une bonne idée si :
- Tu as des compétences qui peuvent se vendre,
- Tu es autonome et capable de t’organiser seule,
- Tu es réaliste sur la potentielle instabilité financière des premiers mois,
- Tu as envie de liberté et de flexibilité,
- Tu es prête à sortir de ta zone de confort,
- Tu as conscience que tu ne feras pas « que » travailler sur tes compétences,
- Tu as un minimum d’économies pour démarrer (3-6 mois de dépenses idéalement)*
Par contre, le freelancing n’est peut-être pas pour toi si :
- Tu as besoin d’une sécurité financière absolue,
- Tu as besoin d’être constamment entourée,
- Tu n’aimes pas prospecter ou vendre tes services (et tu n’es pas prête à vouloir changer ça),
- Tu as peur de la gestion administrative.
Ma recommandation avant de te lancer
Il n’y a pas besoin d’être à 100% prête ou parfaitement compétente pour se lancer en freelance. Dans tous les cas, tu subiras nécessairement le syndrome de l’imposteur à un moment donné. Mais il est fondamental selon moi d’avoir la motivation de surmonter ses appréhensions pour se lancer en freelance !
Même en se sentant encore novice ou débutante, tu peux très bien te lancer et réussir en freelance.

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Se lancer en freelance, oui… mais avec quelles compétences ?
Tu te demandes quels métiers tu pourrais exercer en freelance ?
Heureusement, il en existe énormément ! Peut-être que tu pourrais exercer ton métier actuel en freelance… ou tu pourrais décider de complètement changer de voie. Peu importe ce que tu décideras, voici une liste non-exhaustive de métiers et de compétences qui s’exercent parfaitement en freelance.
- Community management
- Social media management
- Conseil en stratégie digitale
- Meta Ads/Google Ads/TikTok Ads
- Copywriting
- Ghostwriting
- Relations presse
- Influence management
- Développement web back-end/front-end/full stack
- Consultant SEO
- Rédaction web SEO/GEO
- Design graphique
- Design UX/UI
- Montage vidéo
- Motion design
- Assistance virtuelle
- Traduction
- Travel planner
- Commercial
- Data analyst
- Expert cybersécurité
- Administrateur système/DevOps
- Illustration
- Design produit
- Infographies
- Direction artistique
- Journalisme
- Correction – relecture
- Rédaction technique – spécialisée
- Email marketing
- Traffic management
- Stratégie de marque
- Consulting RH
- Consulting en stratégie d’entreprise
- Exper-comptable
- Consultant juridique
- Stylisme
- Nutrition-Diététique
…et bien plus encore !
Comment choisir ce que tu feras en tant que freelance ?

Tu as très certainement déjà une idée de ce que tu aimerais faire en freelance, ou des compétences qui se trouvent parmi cette liste.
Mais si tu as encore quelques hésitations, alors je te conseille de se poser ces 3 questions :
- Que sais-tu faire ?
- Qu’aimes-tu faire ?
- Qu’est-ce qui est demandé sur le marché ?
L’idéal est (évidemment) de trouver un panel de compétences qui soit la réponse à ces 3 questions. Ce n’est pas forcément facile !
Quel statut juridique choisir pour se lancer en freelance ?
En France, il existe plusieurs options de statuts pour se lancer en freelance. Personnellement, je connais surtout l’option de l’auto-entreprise, qui est également le statut juridique le plus répandu parmi les freelances qui débutent.
Cependant, il en existe d’autres qui pourraient également t’intéresser ou te convenir !
L’auto-entreprise/la micro-entreprise
L’auto-entreprise (ou micro-entreprise) est le statut privilégié par beaucoup de freelances qui débutent, et pour plusieurs raisons :
- sa création est vraiment simple, et gratuite,
- la comptabilité est simplifiée au possible,
- les charges sociales sont proportionnelles à ton chiffre d’affaires (en gros, si tu ne gagnes rien… tu ne payes rien).
- tu n’as pas de TVA à facturer en dessous d’un certain seuil.
Cependant, le statut d’auto-entreprise vient aussi avec quelques inconvénients;
Tout d’abord, le plafond de chiffre d’affaires. En effet, il existe un plafond de 77 700 € par an pour les prestations de services et de 188 700 € par an pour les services commerciaux : ce qui signifie qu’au delà de ces chiffres, il est nécessaire de changer de statut juridique. De plus, il n’est pas possible de faire des notes de frais ou des déductions de charges avec le statut d’auto-entreprise (et franchement, ça ne serait pas de refus pour certains logiciels).
Si le statut de l’auto-entreprise t’intéresse, alors je te conseille fortement le blog de la Micro By Flo.
C’est une vraie mine d’or pour les aspects administratifs et juridiques !
L’entreprise individuelle (EI)
L’entreprise individuelle est un autre statut juridique souvent privilégie des freelances également, quand on arrive à un certain niveau de chiffres d’affaires.
Sa différence première avec le statut d’auto-entreprise, c’est son absence de plafond de chiffre d’affaires ! Ce qui peut être bien pratique quand on arrive à un certain rythme d’activité.
De plus, l’entreprise individuelle (EI) permet de déduire des charges réelles : encore une fois, quand on arrive à bien développer son business, il n’est pas rare d’avoir des charges mensuelles assez conséquentes. C’est à ce moment-là que la déduction est vraiment avantageuse !
Il existe aussi d’autres avantages fiscaux et patrimoniaux : mais pour en savoir plus, je te conseille de te rendre directement sur le site de LegalPlace.
Enfin, l’entreprise individuelle a quand même quelques inconvénients… ou tout du moins, des aspects un peu moins sympas qu’il est important de connaître. Par exemple, et contrairement à l’auto-entreprise, la comptabilité d’une EI est bien plus complexe : ce qui nécessite, dans la plupart des cas, de faire appel aux services d’un comptable. De plus, les charges et cotisations sont fixes, même sans faire de chiffre d’affaires !
Le portage salarial
Le portage salarial est un système un peu moins connu, mais qui pourrait plaire à de nombreux freelances débutants. Ce système lie le freelance à une entreprise de portage, qui lui délivre un contrat de travail, et dès lors, un statut de salarié. De son côté, le freelance effectue ses contrats de freelance avec ses clients de manière tout à fait classique.
L’avantage principal du portage salarial est la facilité administrative : en effet, toute la gestion à la société de portage. De plus, on bénéficie des avantages du salariat : chômage, retraite, mutuelle… tout en restant freelance ! Dans un sens, on associe le « meilleur des deux mondes » avec la sécurité du salariat et la liberté du freelancing.
Cependant, tout n’est pas tout rose. Faire appel à une société de portage implique de payer des frais de gestion, qu’il faut répercuter sur son chiffre d’affaires. Enfin, en tant que freelance, on reste libre… mais tout en étant lié à une société de portage.
C’est un bon moyen de se lancer en freelance si la gestion administrative te fait peur : mais il faut anticiper le jour où tu voudrais vraiment voler de tes propres ailes !
Se lancer en freelance : les 7 étapes essentielles à suivre
Maintenant, tu as déjà une bien meilleure idée de ce qui doit être mis en place pour se lancer en freelance. Mais comment commencer concrètement ?
Pas de souci : voici les 7 étapes que je te conseille de suivre pour débuter.
Quels services veux-tu proposer ?
Selon moi, c’est le premier aspect que tu dois clarifier avant de te lancer en freelance. En effet, il est nécessaire de savoir quels services tu voudrais ou aimerais proposer ! Je te conseille donc de poser sur papier tes différentes compétences, puis de noter celles que tu voudrais proposer en tant que freelance.
Enfin, n’oublie pas de noter à qui tu voudrais t’adresser : qui seront tes futurs clients ?
Pour t’aider à lister tes services, tu peux également le formuler sous forme de question réponses :
– Je vais aider les personnes qui ont des difficultés avec [noter la problématique] en leur proposant [tes services].
Par exemple :
Je vais aider les entreprises qui galèrent à être visibles sur le Web grâce à un audit SEO complet de leur site.
Valide ton idée
Cette étape n’est pas obligatoire, mais elle permet de se rassurer avant de se lancer dans le grand bain du freelancing.
Maintenant que tu as une meilleure vision des services que tu voudrais proposer en freelance, alors tu vas pouvoir tester auprès de potentiels clients intéressés.
Comment valider son idée ?
Il existe plusieurs manières : l’une d’entre elle consiste à proposer son service à quelqu’un gratuitement, en échange d’un retour critique constructif, et d’un avis public à mettre en avant auprès de futurs clients.
Une autre méthode consiste à proposer son service à prix réduit à ses premiers clients. Personnellement, je suis moins fan de cette méthode, qui implique déjà de brader ses prix. Ou alors, il faut bien amorcer la discussion en parlant d’une offre bêta-test à un prix exceptionnel, valable une seule fois !
Dans mon cas, ma première mission à 100 € par mois était vraiment sous-payée : cependant, elle m’a permis de me confirmer que je pouvais gagner de l’argent en freelance en vendant mes services en communication et rédaction web.
Crée ton statut juridique
Une fois que tu as validé ton idée, il est temps de créer son statut juridique. En fonction du statut que tu auras choisi, les démarches peuvent être plus ou moins longues : renseigne-toi en amont pour connaître les délais d’obtention de ton SIRET (le numéro d’entreprise).
À titre d’exemple, pour la création d’une auto-entreprise, on reçoit son SIRET sous une à deux semaines.
Crée ton identité de marque
Clarifions cette partie dès maintenant : tu n’as absolument pas besoin d’un site web bien léché ou d’un logo ultra sophistiqué pour te lancer en freelance.
Par contre, après 8 ans en tant que freelance, force de constater qu’il faut savoir comment on se présente à son futur client : avec son nom et son prénom ? Ou avec un « nom de marque » qu’on aura défini en avance ?
En bref, il faut tout de même définir comment se présenter en tant que freelance… et que ta présence en ligne reflète ça.
Je te conseille donc :
- de définir comment tu vas te présenter : avec ton identité propre (nom et prénom, par exemple), ou avec un « nom de marque » que tu auras défini en avance
- en mettant ton profil LinkedIn à jour pour qu’il mette en avant ta nouvelle activité de freelance,
- en sélectionnant tes canaux de communication : voudrais-tu créer un compte Instagram, par exemple ?
Définis tes tarifs
C’est très certainement l’étape qui angoisse le plus de futurs freelances : en effet, on a peur de se tromper, de demander trop cher… alors que souvent, on a tendance à brader ses prix 😉
Heureusement, je te propose une méthode simple pour estimer tes prix dans cette section de l’article.
Crée ton portfolio
« Mais Sixtine, si je débute tout juste en freelance, je n’ai rien à mettre dans mon portfolio ! »
Eh bien… c’est faux !
Car même sans clients, tu dois montrer ce que tu sais faire. Et je suis persuadée que tu as déjà monté des projets et mis tes compétences en avant. Qui plus est, tu n’as pas besoin de lister 15 ou 20 projets dans ton portfolio pour que celui-ci soit impactant. Au contraire, il vaut mieux mettre en avant que 2 ou 3 projets, mais qu’ils reflètent exactement ce que tu sais faire.
Pour cela, tu peux par exemple :
- mettre en avant tes projets personnels : si tu crées déjà du contenu, si tu as un blog, ou si tu as monté un projet associatif par exemple. Personnellement, mon premier blog voyage m’a permis de convaincre plusieurs clients de faire appel à mes services, et c’était une très belle vitrine de mes compétences en communication et création de contenu.
- lister d’anciens projets professionnels : si tu ne disposes pas d’accord de confidentialité, alors tu peux mettre en avant d’anciens projets professionnels, en précisant qu’ils ont étés effectués dans un cadre salarié.
- proposer des projets fictifs : tout en précisant (bien sûr) qu’il s’agit de projets fictifs, tu pourrais mettre en avant tes compétences avec des projets imaginés. Par exemple, si tu veux débuter comme graphic designer freelance, alors tu pourrais imaginer la nouvelle identité visuelle d’une marque très connue.
Pour créer ton portfolio simplement et rapidement, plusieurs options s’offrent à toi :
- une page Notion publique
- lister tes projets sous forme de publications LinkedIn
- créer un site sur Carrd.co
Si tu as des références et recommandations professionnelles pertinentes, n’hésite pas à les mettre en avant dans ton portfolio !
Commencer à chercher… et trouver ses premiers clients
Je détaille cette étape dans la section suivante, mais je te conseille de combiner plusieurs méthodes au moment de commencer à chercher tes premiers clients.
Tu pourrais par exemple solliciter ton réseau, utiliser des plateformes de missions freelance, et également commencer à prospecter en direct (via email, par exemple). Il existe plusieurs moyens pour trouver ses clients : et pour gagner en efficacité, autant mener sa prospection de plusieurs fronts !
Je te détaille d’ailleurs plusieurs moyens pour trouver des clients dans la prochaine section de cet article.
Comment trouver tes premiers clients pour se lancer en freelance
C’est LA grande question : comment trouver des clients quand on débute et qu’on n’a encore jamais signé de contrat, et qu’on cherche justement à se lancer en freelance ?
Il existe de nombreuses stratégies, et en voici quelques unes que tu peux tester dès maintenant.
Solliciter ton réseau
Qu’il s’agisse de parler autour de toi de ta nouvelle activité de freelance ou de poster sur LinkedIn pour annoncer les services que tu proposes, solliciter son réseau est un excellent moyen de commencer à accumuler des contacts via le bouche-à-oreille. Il peut s’agit de ta famille, de tes amis ou même d’anciens collègues.
Je te conseille d’opter pour deux approches :
- l’annonce générique sur LinkedIn,
- la sollicitation personnalisée par message privé. Celle-ci doit être vraiment adaptée à chaque personne que tu contactes !
Les plateformes de missions freelance
Les plateformes de missions freelance sont pratiques, car il suffit de se créer un profil pour pouvoir accéder à de nombreuses propositions de missions. Personnellement, c’est sur ce type de plateforme que j’ai décroché mon premier contrat en tant que freelance !
Attention cependant : la concurrence y est importante, car beaucoup de freelances sont inscrits sur ces plateformes. De plus, les budgets sont généralement un peu bas. Pourtant, cela reste un bon moyen de se faire la main et de prendre en confiance.
Pour commencer, je te conseille les plateformes Malt, Fiverr, Codeur et Upwork.
Les groupes Facebook
Si tu penses que Facebook est un réseau social mort… c’est que tu ne te tiens pas à jour.
Car en ce qui concerne les groupes et les communautés, Facebook est une véritable mine d’or : et il serait dommage de ne pas en profiter.
Je te conseille de rechercher des groupes Facebook par mots-clés : « entrepreneurs du web« , « missions freelance« , « mission freelance + ton domaine« …. pour te permettre de rejoindre des groupes où tu pourras connecter avec d’autres personnes et pourquoi pas postuler à certaines missions.
Personnellement, j’ai trouvé l’une de mes clients en répondant à une publication sur un groupe Facebook, en 2018. Et j’ai travaillé avec cette cliente pendant… 6 ans !
Tu peux également publier un post de présentation pour présenter ton activité de freelance et tes services, si ce type de post est accepté par la communauté.
La prospection par email
Je t’entends déjà, de l’autre côté de ton écran : « Ah non, impossible que je fasse ça, je déteste ça. » ou encore « Je veux pas qu’on me prenne pour une marchand de tapis« .
Oui, j’étais comme toi… jusqu’à ce que je comprenne comment envoyer un email.
Car l’objectif n’est pas de forcer la personne que tu contactes à souscrire à tes services : l’objectif est simplement de te présenter et de te faire connaître.
Quand on pense à la prospection par email de cette manière, elle devient toute de suite moins intimidante !
Si tu décides de prospecter par email, alors je te conseille :
- de lister au moins une vingtaine d’entreprises avec qui tu souhaiterais travailler,
- d’identifier pour chacune d’entre elles une « faiblesse » sur laquelel tu pourrais les aider grâce à tes services de freelance,
- d’envoyer un email personnalisé (très important) à chaque contact pour présenter tes services et ce que tu pourrais réaliser pour ladite entreprise.
- Attention, je préfère te prévenir : cette méthode peut rapidement porter ses fruits, mais elle est parfois aussi synonyme de beaucoup d’emails restés sans réponse. Il faut aussi s’y préparer !
La création de contenu
Se lancer en freelance et créer du contenu ? Pour moi, c’est LA combinaison gagnante. Elle va te permettre d’explorer ton côté créatif, de gagner en visibilité pour tes services de freelance, et même de diversifier tes sources de revenus.
La création de contenu peut être une véritable opportunité : mais uniquement sur le long terme. Il ne faut pas s’attendre à commencer à créer du contenu le lundi, et être déjà contactée par de potentiels clients le mardi. C’est un jeu de longue haleine, et il faut s’y atteler avec passion et régularité. Mais le jeu en vaut la chandelle !
Fixer ses prix en freelance : comment faire ?
La question de fixer ses prix est certainement celle que j’ai le plus entendu ces dernières années. Quand on y réfléchit, fixer ses prix, c’est un peu se lancer dans un grand bain sans avoir appris à nager. Quand on a jamais fixé son propre prix, on a un peu de mal à savoir par où commencer !
Et après 8 ans en tant que freelance, je peux attester qu’il existe plus d’une méthode pour définir ses tarifs… et tous les avis divergent sur le sujet.
Néanmoins, voici comment je procéderais, si je devais me lancer en freelance.
Définir son revenu mensuel visé
Si de nombreux freelances détestent le fait de parler de revenu mensuel, soyons réalistes : quand on passe d’un travail salarié à un travail freelance, on a encore les bons vieux réflexes du salaire mensuel ou annuel. Dès lors, pour ne pas se faire avoir et pratiquer des prix trop bas, il me semble indispensable de définir combien on voudrait gagner par mois, au lieu de définir un prix à l’aveugle.
La première question à se poser est donc : idéalement, combien voudrais tu gagner par mois ?
De ta réponse, découlera nécessairement plusieurs calculs.
Calculer ses charges en freelance
Maintenant que tu as en tête le revenu net que tu voudrais gagner par mois, il faut que ajoutes à ce chiffre tes cotisations et charges.
- tes cotisations : si tu choisis le statut d’auto-entrepreneur, il s’agit des cotisations sociales, qui s’élèvent à 25,6 % depuis le 1er Janvier 2026.
- tes charges : liste tous les logiciels payants ou les services auxquels tu souscris pour ton activité (coworking, par exemple).
- divers : il faudra aussi anticiper les impôts, ou encore un fonds de trésorerie pour anticiper un remplacement de matériel.
Quand tu auras calculé le montant mensuel de tes cotisations et charges, il te faudra l’ajouter au revenu net mensuel que tu voudrais gagner. Cela te donnera ton objectif de chiffre d’affaires mensuel.
Définir son taux journalier
La question du taux journalier moyen (TJM) fait débat, mais pour moi elle reste essentielle. En connaissant ton taux journalier moyen, tu peux rapidement juger si une mission est dans tes prix ou non.
Pour calculer ton taux journalier, il te faut diviser ton objectif de chiffre d’affaires mensuel par le nombre de jours que tu comptes travailler dans le mois.
Attention : il ne s’agit pas du nombre de jours ouvrables dans le mois. Sur une vingtaine de jours ouvrés par mois, il y en a au moins 5 (au minimum) durant lesquels tu ferais de l’administratif, de la prospection, de l’envoi de devis et de factures, où tu travailleras sur des tâches de fond… et donc, c’est du temps non-travaillé pour tes clients, et ainsi-non-facturable.
Par exemple, si ton objectif de chiffre d’affaires est de 3000 € par mois et que tu peux facturer 10 jours par mois à tes clients, alors ton TJM doit être de 300 € minimum.
Choisir les types de tarifs que tu veux pratiquer
Je le dis tout le temps, mais le bon tarif, c’est le tarif avec lequel tu es à l’aise : c’est-à-dire, celui qui te permet de te dégager un revenu satisfaisant, et que tu es à l’aise d’énoncer à un futur client.
Les publications de freelances avec le fameux SMIC LinkedIn à 10 000 € par mois fait souvent peur, et on pense ne pas être à la hauteur.
Sauf que l’écrasante majorité des freelances ne gagnent pas 10 000 € par mois.
Ceci étant dit, il existe différents types de tarifs que tu peux pratiquer, en fonction de ce que tu préfères mais aussi des offres que tu proposes.
Le prix à la journée
Il s’agit de ton taux journalier moyen (TJM).
C’est un bon moyen de commencer, mais ensuite tu te heurtes à un plafond : car tu vends que ton temps, et ton temps est forcément limité !
Le prix au forfait
Pour un prix au forfait, tu estimes le temps que te prendra la mission, et tu communiques le prix final au client. Que tu mettes deux fois moins de temps ou trois fois plus de temps, tu seras payée le même montant : celui que tu as communiqué au début.
Il est donc important de bien estimer le temps que tu passeras sur la mission pour estimer au mieux le forfait !
Le prix à la commission
Tu factures au client en fonction du résultat obtenu. Cela se fait beaucoup dans certains domaines comme la vente, les Ads, ou encore le copywriting. Ainsi, un pourcentage de commission est décidé en amont, et tu toucheras en fonction du résultat de ton travail.
Selon moi, ce type de tarification est loin de correspondre à tous les domaines d’activités, donc ce n’est pas ce que je privilégierais en premier lieu.
Les 5 erreurs à éviter quand on veut se lancer en freelance
Quand on se lance en freelance, c’est parfaitement normal de faire des erreurs. Mais si tu pouvais en éviter certaines… alors ce serait celles-ci !
En te parlant de ces erreurs, j’espère te faire gagner du temps et t’éviter quelques tuiles.
Fixer des prix trop bas
Je suis moi-même tombée dedans assez bêtement quand j’ai commencé à signer mes premiers contrats en freelance.
Pour rappel, ma première mission freelance était une mission de rédaction web, où je devais produire 4 articles par mois pour… 100 €.
Rien qu’en déduisant mes charges, je ne touchais plus que 75 €, pour environ 9 à 10 heures de travail par mois. En calculant bien, ça ne fait vraiment pas cher payé !
Mais pourquoi j’ai pratiqué un prix aussi bas ?
La première raison, c’est que je ne savais pas comment fixer mes prix. Ainsi, j’ai naïvement calculé qu’en facturant 100 €, j’allais toucher 100 € dans ma poche (ce qui n’est pas le cas, entre les cotisations et les charges…).
La deuxième raison, c’est que j’avais trop peur d’essuyer un refus, et que je préférais pratiquer des prix dérisoires plutôt que des prix qui représentaient véritablement la valeur de mon travail. En proposant des prix très bas, je pensais que j’allais attirer plus de clients (pas de surprise ici, c’est bien évidemment faux).
En conclusion, à vouloir pratiquer des prix trop bas :
- on est pas du tout rentables,
- on attire des clients souvent peu recommandables (qui en veulent toujours plus pour toujours moins cher, et sans aucune notion de respect ou de professionnalisme),
- une fois qu’on a commencé à pratiquer des prix très bas, c’est difficile de justifier une augmentation auprès de ses clients.
Ne pas signer de contrats ou de devis
Par peur de la gestion administrative ou de rebuter le client avec des procédures, on essaye souvent de zapper la case devis ou contrat quand on décide de se lancer en freelance.
Pourtant, envoyer un devis c’est le MINIMUM syndical pour commencer une mission freelance dans les bonnes conditions. Un devis te permet de poser le cadre, les délais, le tarif, mais aussi tes conditions de paiement.
Car rappelons-le, l’objectif de la mission en freelance.. c’est de recevoir le paiement à la fin.
Et sans devis ou contrat, tu prends le risque de ne jamais voir la couleur de ton argent.
Pourquoi ?
Car sans devis ou contrat, tu n’as aucun moyen légal de demander ton dû si le client décide de ne pas te payer.
Mis à part le paiement, un devis ou un contrat permettent de bien définir le cadre de la mission freelance, et de ce qui est attendu : et grâce à ça, tu poses également des limites à des clients potentiellement un peu trop demandeurs ou qui souhaiteraient sortir du cadre de la mission.
Il existe plusieurs logiciels qui te permettent de créer des devis et des factures gratuitement quand tu te lances !
Tu peux par exemple créer un compte gratuitement sur Facture.net ou sur Henrri.
Ne pas demander de retours ou d’avis clients
Peu importe la durée de la mission ou l’importance que tu accordes au projet : demande TOUJOURS un avis ou témoignage client, que tu pourras partager !
Cela renforcera la crédibilité de ton activité de freelance, tout en t’assurant une preuve sociale que tu pourras mettre en avant sur ton profil LinkedIn ou un portfolio.
Pour demander un avis client, tu peux par exemple :
- envoyer le lien de la section « Recommandations » de ton profil LinkedIn,
- envoyer un lien vers un formulaire de recueil d’avis clients.
Ne pas vouloir prospecter
La prospection, c’est la HANTISE de beaucoup de personnes qui se veulent se lancer en freelance. Moi y compris… en tout cas, au début.
Pour être honnête, j’avais peur de prospecter. La simple idée d’envoyer un email pour me présenter et proposer mes services me hérissait le poil. J’avais peur de passer pour un marchand de tapis, et de ne pas être prise au sérieux.
Pourtant, la prospection par email a été la méthode qui m’a apporté le plus de clients jusqu’à présent, et ceux avec qui j’ai travaillé le plus longtemps ! L’essentiel est d’avoir la bonne méthode et un modèle d’email prouvé, qui mette en avant tes qualités sans forcer le contact.
Ne tourne vraiment pas le dos à la prospection, surtout quand tu commences en freelance !
Ne pas rencontrer d’autres freelances
Certains freelances (moi y compris) n’ont aucun souci à travailler en solo, de chez eux ou depuis un café.
Mais pour beaucoup de freelances, cette solitude peut rapidement peser sur le moral. Et il est de ta responsabilité de ne pas rester solo, et de rencontrer d’autres freelances !
Heureusement, en 2026, c’est plus facile que jamais de rencontrer d’autres freelances :
- avec des événements organisés par des collectifs de freelances,
- avec des communautés en ligne,
- en connectant avec d’autres freelances sur Linkedin,
- en allant travailler dans des cafés freelances ou des coworkings…
Les possibilité sont multiples : mais si tu ne les cherche pas, alors tu vas rapidement expérimenter cette solitude.
Mes outils indispensables pour commencer
Au quotidien, j’utilise toujours les mêmes outils pour organiser mon activité de freelance, mais aussi ma création de contenu. Voici les outils qui me semblent indispensables pour se lancer en freelance !
Notion pour la gestion et l’organisation

Si tu ne connais pas encore Notion, alors tu vas bientôt découvrir le meilleur outil de personnalisation que je connaisse. Notion permet de créer de multiples bases de données, des listes, de rassembler toutes ses idées dans un seul et même endroit, et surtout : de s’organiser. J’utilise le mien quotidiennement pour créer des calendriers éditoriaux, organiser ma création de contenu et suivre mes revenus.
La suite Google pour le travail collaboratif

Google Drive, Google Docs, Google Meet et Google Agenda : voilà autant d’outils que j’utilise tous les jours pour partager des documents à des clients, organiser des réunions en visio et prévoir des rendez-vous. Je suis une grosse fan des produits Google, donc pour moi la suite Google est incontournable !
Facture.net pour les devis et les factures

Parmi les logiciels de comptabilité gratuits sur le marché, j’ai toujours utilisé Facture.net, et ce depuis ma première facture ! Il existe également une version payante, mais la version gratuite est largement suffisante pour mes besoins. J’aime beaucoup son interface très simple et intuitif. C’est un très bon logiciel de comptabilité pour qui veut se lancer en freelance.
Canva Pro pour la création de contenu

Que ce soit pour travailler sur des visuels pour des clients ou pour ma propre création de contenu, j’utilise Canva au quotidien. Il me permet aussi de mettre en page des documents ou de créer des présentations, le tout en ayant toujours mon identité de marque sous la main.
Toggl Track pour traquer mon temps

Toggl Track est le logiciel que j’utilise depuis des années pour traquer mon temps, et surtout analyser où je passe le plus de temps. Cela me permet de voir si je perds des minutes précieuses sur des tâches qui ne sont pas prioritaires, ou si au contraire, je pourrais consacrer davantage de temps à certains projets !

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